Actualités, Revue de presse - Ecrit par admin le Samedi 10 mai 2008 23:42 - 0 Commentaire

VOULANT ARRACHER SON ADHÉSION AU PROJET DE L’UNION POUR LA MÉDITERRANÉE : Paris met la pression sur Alger

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11 Mai 2008
Sarkozy doit encore «ramer» pour convaincre du bien-fondé de l’UPM

Le Quai d’Orsay prévoit de dépêcher à Alger plusieurs responsables politiques pour tenter de convaincre Alger à adhérer au projet initié par le président Nicolas Sarkozy.

Forcing politique ou concertation diplomatique? La France intensifie ses efforts pour «vendre» son projet d’Union pour la Méditerranée. Le Quai d’Orsay prévoit de dépêcher à Alger plusieurs hauts responsables politiques dont, notamment, des ministres.
Après la ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, la semaine passée, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, demain, le Premier ministre, François Fillon en juin prochain, d’autres ministres vont suivre encore avant le Sommet de l’Union pour la Méditerranée prévu le 13 juillet à Paris.
Ainsi, le prochain premier émissaire de l’Elysée est le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Porteur d’un message à «conviction» de son président Nicolas Sarkozy,M.Kouchner est attendu demain à Alger. «Le principal objectif de ce déplacement est d’aborder avec nos partenaires algériens le dossier de l’Union pour la Méditerranée, dont l’Algérie doit être un acteur majeur», a déclaré la porte-parole du ministère, Pascale Andréani.
Paris tente toujours d’arracher le O.K. d’Alger. En l’espace d’une semaine, l’Hexagone a dépêché, en Algérie, deux représentants du gouvernement pour aborder les relations franco-algériennes. Deux ministres-clés. La semaine dernière, c’était Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales. La ministre française a tenté de convaincre les responsables algériens que la France veut faire de l’Algérie un partenaire stratégique. Selon Mme la ministre, la France veut bâtir une relation d’exception avec l’Algérie.
Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la République, l’Elysée ne cesse de promettre des relations politiques très particulières à l’Algérie. Pour la France, l’Algérie est un partenaire stratégique. Ainsi, la France passe à une vitesse supérieure. Elle mène un forcing politique tendant à pousser l’Algérie à adhérer au projet du président Sarkozy.
Sur le plan diplomatique, l’Hexagone affirme et réaffirme que l’Algérie est l’acteur-clé de ce projet, parmi les pays de la rive Sud et ceux du Maghreb.
A l’heure actuelle, l’Algérie opte pour le wait and see. A la veille de la visite du président français à Alger au mois de décembre dernier, le porte-parole du gouvernement, Abderrachid Boukerzaza avait affirmé que «l’Algérie n’est ni pour, ni contre le projet du président français. L’Algérie n’a pas pris de position officielle et définitive». Le porte-parole du gouvernement poursuit: «Nous ignorons encore le contenu du projet de l’Union pour la Méditerranée. On doit le débattre d’abord, pour se prononcer sur la position d’Alger ensuite», a-t-il dit.
S’exprimant sur ce sujet, lors de sa visite en France, le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci, a affirmé, lors du point de presse animé avec son homologue français Bernard Kouchner, qu’«il y a encore beaucoup à convaincre au niveau européen et au niveau de la rive Sud de la Méditerranée».
Selon les observateurs, l’adhésion de l’Algérie à l’UPM se complique, à la lumière de quelques informations -non confirmées- qui circulaient ces derniers temps, selon lesquelles l’Algérie n’aurait pas de rôle à jouer dans l’organigramme de l’UPM. Ces informations attestent que le siège de l’UPM serait installé à Tunis, son secrétariat reviendrait au Maroc et l’Union serait présidée par l’Egypte pour la rive Sud. Les mêmes observateurs supposent que l’Algérie n’acceptera pas d’y participer les «mains nues» et rien que pour remplir la feuille de route de ce projet. A en croire les mêmes observateurs, une autre donne peut peser dans la balance. Il s’agit de la relance du Processus de Barcelone. A partir d’Alger, le président du Parlement européen, Hans-Gert Poeottering, a relancé le débat. «Il faut intensifier les efforts pour relancer le Processus de Barcelone», a-t-il déclaré. Le parlementaire européen appelle «les pays concernés» à ouvrir un dialogue politique profond et intensifier la coopération et les relations entre les pays des deux rives de la Méditerranée.
Par ailleurs, M.Kouchner «sera porteur d’un message du président» Nicolas Sarkozy et «la relation bilatérale franco-algérienne sera également à l’ordre du jour six mois après la visite d’Etat du président» français, selon la porte-parole. «Cette visite sera enfin l’occasion d’aborder l’ensemble des questions régionales et internationales», a souligné la porte-parole du Quai d’Orsay.

Tahar FATTANI

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Réponse : Je ne crois pas que les pays arabes que vous citez, notamment la Tunisie et le Maroc, soient des pays développés ou démocratiques. La situation est moins explosive qu’en Algérie, mais ces pays sont confrontés aux mêmes problèmes que nous rencontrons. En quoi réside la différence ? Au Maroc, en Tunisie ou en Egypte, il n’y a pas comme chez nous la division entre pouvoir réel détenu par l’armée et pouvoir formel représenté par le président et le gouvernement. Cette structure bi-polaire du pouvoir d’Etat que nous avons héritée de la guerre de libération est génératrice de dysfonctionnement de l’autorité centrale et de paralysie de l’administration. Depuis la mort de Houari Boumédiène, le pays est sans direction politique visible. Ni Chadli, ni Zéroual ne s’étaient imposés à ceux qui les avaient désignés à la fonction de Président. L’armée refuse un leader charismatique même s’il sort de ses rangs et elle refuse aussi des élections libres. Le système politique algérien ne ressemble à aucun autre dans le monde. Lire la suite …

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