Actuel ** - Ecrit par admin le Lundi 28 avril 2008 10:20 - 2 Commentaires

De plus en plus de harraga sont universitaires

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Emigration clandestine

L’émigration clandestine est désormais une donnée structurelle tant au niveau économique qu’au plan socioculturel, dans la mesure où elle touche différentes régions du pays. La situation géographique stratégique de l’Algérie, la fermeture des frontières européennes et la possibilité de travailler au noir font que l’Algérie présente un grand attrait pour les émigrants clandestins issus de plusieurs pays.

Durant le premier trimestre de l’année 2008, les unités de la Gendarmerie nationale ont constaté 547 affaires d’immigration irrégulière ayant conduit à l’interpellation de 2 379 ressortissants de différents pays. Par rapport au même trimestre 2007 au cours duquel 457 affaires ont été enregistrées, il ressort une hausse de 20% en matière d’affaires traitées et une baisse de 74% en matière de personnes arrêtées (2094). Par ailleurs, les unités de l’Armée ont constaté 12 affaires d’immigration clandestine et interpellé 100 personnes. Par rapport à la même période 2007, il ressort une hausse de 300% (3 affaires) et une hausse de 69% des personnes arrêtées (13 personnes arrêtées). Les wilayas touchées sont : Mostaganem, El-taref, Oran, Annaba et Tlemcen. C’est ce qui a été révélé dans une étude préparée par un officier de la gendarmerie nationale, le lieutenant Ahmed Aïdat. Ces statistiques témoignent du développement rapide de ce phénomène qui touche l’Algérie en particulier et les autres pays du tiers monde d’une manière générale. Il a été révélé dans cette étude de la gendarmerie nationale qu’en matière de lutte contre l’émigration irrégulière et durant la période de 1996 à 2007, les unités de la Gendarmerie nationale ont traité 314 affaires dont 114 en 2007 ayant entraîné l’interpellation de 2 055 nationaux dont 1071 en 2007. Il est particulièrement enregistré une hausse d’un taux moyen de 50% dans les affaires traitées et les personnes interpellées durant les années 2006 et 2007. La situation géographique stratégique de l’Algérie, la fermeture des frontières européennes et la possibilité de travailler au noir font que l’Algérie présente un grand attrait pour les émigrants clandestins issus de plusieurs pays. Le flux migratoire ne semble pas cesser de se développer en raison d’inégalités économiques flagrantes entre les pays et du phénomène de la mondialisation de l’économie. La région du sahel, grande pourvoyeuse de contingents d’immigrés qui se faufilent à travers l’immensité des frontières sud de l’Algérie, est surtout connue par l’ampleur du trafic d’armes et de munitions, constituant ainsi un commerce illicite juteux pour les contrebandiers qui écument le Sahara et dont l’alliance avec les groupes terroristes est avérée, selon les responsables de la gendarmerie nationale.


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BrahimReply to this comment
avr 29, 2008 10:54


Voir l’article original “Ma a chi importa dei clandestini?”

Gianfranco Di Martino

A qui importe la tragédie des Harragas ?

La mort arrive sans pitié, inattendue, même si tu sais qu’elle est toujours à l’affut. Mais tu ne veux pas, tu ne peux pas y penser. Qu’importent les difficultés qui t’attendent, c’est toujours mieux que l’enfer que tu laisses derrière tes épaules.
Vous vous êtes embarqués sur de frêles embarcations à dix, à cent, à deux cents, serrés les uns contre les autres jusqu’à l’invraissemblable en ayant payé un aller simple, mille peut-être deux mille euros. Deux, trois, quatre jours de voyage, rien à manger, de l’eau seulement, à défier l’humeur de la mer. Et puis, finalement, la terre à l’horizon.
Au mieux, ils les appellent clandestins. Hommes et femmes désespérés, vomis par des barques déglinguées et par les charons de l’ère globale sur la terre de l’espérance. Ils fuient la misère, les guerres trop vite oubliées du monde occidental, du monde repus,”occuppé” à suivre les absurdes aventures télévisées d’une bande d’idiots “contraints à émigrer” dans cette île des célébrités (1), élevant l’indice d’imbécilité du peuple médiatique.
Non, nous ne pouvons pas déclarer forfait et croire que les gens soient tous du côté de celui qui embrume la vie, engourdi le cerveau, détruit l’intelligence et la capacité de penser. Mais, question impertinente et prosaïque, gênante dans sa simplicité : à qui importe l’avenir des harragas ?
Certes pas au gouvernement de Berlusconi qui, à entendre l’idiot de Padanie (2) aurait voulu placer des canons sur les côtes. Il a concocté une loi qui exhibe des limites préoccupantes : qui arrive en Italie en tant que Harrag est considéré comme un terroriste. Il est fouillé, déshabillé, spolié de ses droits d’être humain les plus élémentaires. Ensuite il est chargé sur un bus, “caché” dans un quelconque centre de rétention, puis expulsé et abandonné à son destin.
Ils sont coupables. Coupables de rêver d’un futur meilleur, une vie nouvelle pour autant qu’on puisse parler de “vie” celle qu’ils ont laissée derrière leurs épaules. Ils arrivent nombreux et le scénario à chaque fois se répète. “De temps à autre” y’en a qui meurent, alors leur débarquement fait la une, l’affaire dure un jour, deux au maximum. Puis le silence tombe. On en reparlera à la prochaine tragédie. Pourtant le nombre des morts est impressionant : dix mille, peut-être même vingt mille noyés en méditerranée en quelques années.
Chiffres dramatiques s’il en est, statistiques de guerre qui laissent indifférents les gouvernements : mais qu’est-ce cette politique ? Il n’y a pas que l’île de Malte, qui dans cette dernière tragédie peut être appelée à la barre en tant que mandataire moral de cette nouvelle catastrophe, cette île de chevaliers trop condescendante, qui ferme un oeil ou les deux, qui préfère “laisser passer”.
Le gouvernement national, en matière de politique étrangère est aux abonnés absents. Nous voudrions lire qu’il y a des demandes d’explication au président de la République de Malte à propos du tragique débarquement du 17-18 novembre (3), nous voudrions comprendre si Malte est cette île qui nous fait front et où nous passons des vacances ou si cette île est un nid de trafiques illicites comme celui de l’émigration clandestine.
C’est une question sacro-sainte et un appel, une requête de vérité qui provient d’honnêtes gens qui veulent vraiment comprendre comment tourne le monde. Mais, la revoilà encore, impertinente et prosaïque et dans sa simplicité, dérangeante, la question : à qui importe l’avenir des harragas ?

Traduit de l’Italien par TB

(1) L’isola dei famosi, un programme TV réalité Italien sur RAI DUE
(2) Umberto Bossi ‘le Sénatur’ chef de la Ligue Lombarde, Parti sécessionniste du Nord de l’Italie.
(3) Les 17/18 novembre 2005 177 harragas débarquèrent à Sampieri une plage près de la ville de Ragusa en Sicile. On a estimé à 20 le nombre de Harragas disparus. Sept corps furent repêchés.

L?Alg?rie perd massivement ses meilleurs cerveaux - Forum AlgerieReply to this comment
avr 30, 2008 22:17

[…] Aujourd’hui, 23h17 La situation est grave !…. >>>De plus en plus de harraga sont universitaires<<< […]

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Mais ces mêmes conditions n’existent pas chez nos voisins et les différents pays arabes. Cela ne les a pas empêchés de réaliser des progrès en matière de productivité de et savoir faire. Toutes les études aujourd’hui disent que le citoyen tunisien est le plus qualifié dans la région nord Africaine par exemple. Comment expiquez vous cela ?

Réponse : Je ne crois pas que les pays arabes que vous citez, notamment la Tunisie et le Maroc, soient des pays développés ou démocratiques. La situation est moins explosive qu’en Algérie, mais ces pays sont confrontés aux mêmes problèmes que nous rencontrons. En quoi réside la différence ? Au Maroc, en Tunisie ou en Egypte, il n’y a pas comme chez nous la division entre pouvoir réel détenu par l’armée et pouvoir formel représenté par le président et le gouvernement. Cette structure bi-polaire du pouvoir d’Etat que nous avons héritée de la guerre de libération est génératrice de dysfonctionnement de l’autorité centrale et de paralysie de l’administration. Depuis la mort de Houari Boumédiène, le pays est sans direction politique visible. Ni Chadli, ni Zéroual ne s’étaient imposés à ceux qui les avaient désignés à la fonction de Président. L’armée refuse un leader charismatique même s’il sort de ses rangs et elle refuse aussi des élections libres. Le système politique algérien ne ressemble à aucun autre dans le monde. Lire la suite …

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