Revue de presse - Ecrit par admin le Lundi 28 avril 2008 10:03 - 0 Commentaire

Détresse des fellahs d’Oum El Bouaghi : Une campagne à vau-l’eau

logo_elwatan25.png

A la sécheresse qui a sévi, presque durant tout l’hiver, s’est ajouté le sirocco de ce mois d’avril. Ce dernier a fini par dessécher complètement les champs de blé et d’orge de la wilaya d’Oum El Bouaghi.arton92962-6559e.jpg

Si à l’ouest et au nord, notamment dans la daïra de Ksar Sbihi, l’espoir d’engranger certaines quantités de céréales est permis, il n’en est pas de même pour la partie est de la wilaya. En effet, les daïras de Dhalaâ et Meskiana ont été lourdement affectées par la sécheresse. D’ores et déjà, les fellahs redoutent le spectre d’une année blanche, ce qui les exposera à subir, à leur corps défendant, de grandes pertes. Ces derniers, après les pluies du début du mois, ont retrouvé l’espoir, mais de courte durée, d’autant que le printemps s’est montré avare en averses. Du coup, c’est le secteur agricole qui en pâtit. Les agriculteurs de Dhalaâ et Meskiana voient ainsi s’écrouler toutes leurs espérances,au regard du spectre de la sécheresse, duquel découlent de désastreuses conséquences. Certains d’entre eux se sont rapprochés du journal El Watan pour exposer l’inquiétant problème auquel ils font face. Ils se demandent, entre autres, pourquoi les services agricoles tardent-ils à déclarer officiellement l’impact de la sécheresse, notamment dans les daïras de l’est de la wilaya. Ils lancent un appel urgent aux autorités, avec à leur tête le wali, en vue d’une prise en charge adéquate de leur problème. Ce sont ainsi plusieurs centaines d’agriculteurs qui redoutent de tout perdre. En effet, beaucoup ont tablé sur une bonne année, et de ce fait ont mobilisé toutes leurs ressources pour emblaver leurs champs. D’autres, à l’instar de Riadh Khelifi, se sont endettés pour mener à bien la campagne labours-semailles de l’année en cours. Ce même Riadh Khelifi nous a confié qu’il s’est endetté de 65 millions auprès de l’office, et ce pour obtenir semences et engrais. « Attendu que l’on s’achemine vers une année blanche, nous espérons de la part des responsables un rééchelonnement de la dette », a-t-il déclaré. Il y a même des agriculteurs qui souhaiteraient voir leurs dettes épongées, vu que l’assurance ne les protège que contre la grêle et les incendies. Cela étant, l’inquiétante sécheresse qui frappe la wilaya risque d’avoir des retombées néfastes sur le bétail, car s’il n’y a pas récolte d’orge, comment faire face aux besoins en aliment de bétail ? Aussi, les fellahs lancent un appel pressant aux autorités pour une réelle prise en charge de leurs doléances. Enfin, rappelons que cette wilaya dispose de 361 688 ha de surfaces agricoles utiles (SAU), et que par conséquent elle figure parmi les premières wilayas céréalières. Toutefois, les rendements restent tributaires de la pluviométrie, qui continue d’enregistrer entre 350 et 500 mm par an.

L. Baâziz


Article vu 108 fois | Mettez une note à cet article !

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...



Répondre

Commentaire

Sujets les plus populaires




Acheter ce livre


Actuel *
28 août 2008 11:46 - 16 Commentaires

Interview integrale du Professeur Addi Lahouari par El Khabar

L’Algérie ressemblera à la Somalie, dans dix ans, si jamais… »

elkhabar2thumbnail1.jpg- En lisant votre réponse à mohamed chafik mesbah publiée sur les colonnes du « soir d’algerie », on en deduit que le pouvoir est à l’origine de tous les maux du pays, vu l’absence d’autonomie syndicale et de séparation des pouvoirs…
Mais ces mêmes conditions n’existent pas chez nos voisins et les différents pays arabes. Cela ne les a pas empêchés de réaliser des progrès en matière de productivité de et savoir faire. Toutes les études aujourd’hui disent que le citoyen tunisien est le plus qualifié dans la région nord Africaine par exemple. Comment expiquez vous cela ?

Réponse : Je ne crois pas que les pays arabes que vous citez, notamment la Tunisie et le Maroc, soient des pays développés ou démocratiques. La situation est moins explosive qu’en Algérie, mais ces pays sont confrontés aux mêmes problèmes que nous rencontrons. En quoi réside la différence ? Au Maroc, en Tunisie ou en Egypte, il n’y a pas comme chez nous la division entre pouvoir réel détenu par l’armée et pouvoir formel représenté par le président et le gouvernement. Cette structure bi-polaire du pouvoir d’Etat que nous avons héritée de la guerre de libération est génératrice de dysfonctionnement de l’autorité centrale et de paralysie de l’administration. Depuis la mort de Houari Boumédiène, le pays est sans direction politique visible. Ni Chadli, ni Zéroual ne s’étaient imposés à ceux qui les avaient désignés à la fonction de Président. L’armée refuse un leader charismatique même s’il sort de ses rangs et elle refuse aussi des élections libres. Le système politique algérien ne ressemble à aucun autre dans le monde. Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel *


Actuel **
29 août 2008 0:19 - 2 Commentaires

Le Docteur Salah-Eddine SIDHOUM : « Ensemble, continuons à œuvrer au compromis politique historique qui commence à voir le jour »

Header ‘Ke Quotidien d’Algérie’
Docteur Salah-Eddine SIDHOUM

Comme toujours et lorsqu’on aborde la question lancinante du rassemblement des Algériennes et Algériens, toutes tendances confondues, autour d’une plateforme commune de principes et de valeurs, le débat s’anime, ce qui est normal. Mais ce qui nous parait plus que suspect c’est l’apparition des « chargés de mission » qui s’excitent, frisant l’hystérie pour parasiter le débat et le détourner. C’est ce qui se passe aujourd’hui avec l’article de notre frère Djamaleddine Benchenouf. Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel **


Actuel ***
28 août 2008 14:03 - 2 Commentaires

Harragas : après le débarquement de 200 clandestins hier, 135 algériens débarquent aujourd’hui

Il tempo
ADN

embarcation

Cagliari - 28 août 2008 (Adnkronos) - Cent trente cinq harragas algériens ont débarqué la nuit dernière sur les côtes au sud de la Sardaigne. Les étrangers, parmi lesquels il y avait des femmes et des enfants ont rejoint les côtes de la Sardaigne à bord de frêles embarcations en bois. Ils ont été interceptés hier après-midi par un navire de la Marine Militaire Italienne qui patrouillait au large du Cap Teulada. Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel ***